Mathieu Cathala, Team leader – Matériaux & Procédés – études et qualification CND

Dans notre série d’articles « Testia Experts », nous vous proposons de courtes interviews de nos collaborateurs, ces experts qui font de Testia ce qu’elle est.
Dans ce numéro, nous nous entretenons avec Mathieu Cathala, pilote des activités “Matériaux & Procédés” et “CND engineering”.

Vous pouvez également regarder cette interview sur YouTube.

Peux-tu te présenter et nous expliquer ton parcours chez Testia ?

Je m’appelle Mathieu Cathala. Je suis pilote des activités “Matériaux & Procédés” et “CND engineering” chez Testia à Toulouse.

J’ai commencé à travailler en 2017 après un master en matériaux pour l’aéronautique.

J’ai eu une première expérience dans une société de prestation durant laquelle j’ai découvert l’analyse de défaillances au laboratoire D41 d’Airbus.

Ensuite, en 2020, j’ai été embauché par Testia pour travailler en analyse de défaillance.

Avec la pandémie malheureusement, les activités M&P ont été revues à la baisse. J’en ai donc profité pour apprendre un nouveau métier et, après une formation plutôt intense, je suis devenu formateur en ultrasons pour Testia. J’ai fait ça pendant une petite année et une fois la pandémie passée, je suis retourné sur mes activités M&P au laboratoire D41, en support des équipes Airbus où je faisais de l’analyse de défaillance.

Ensuite, en 2023, j’ai repris le poste de pilote “Matériaux et Procédés”. Et en 2024, le poste de pilote “CND Engineering”.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler dans le domaine du Contrôle Non Destructif (CND) et des Matériaux et Procédés (M&P) ?

J’ai découvert les matériaux lors de mon DUT mesures physiques que j’ai fait à Toulouse. Ça m’a plu donc ça a orienté la suite de mes études. C’est pour cela que j’ai poursuivi avec un master en matériaux.

J’ai ensuite découvert l’analyse de défaillance un petit peu par hasard lors de ma première expérience où on m’a envoyé chez Airbus pour faire de la prestation.

J’ai tout de suite accroché ! Ce que j’aime avec l’analyse de défaillance, c’est toute la partie expérimentale au laboratoire où on réalise des expériences. Une autre partie consiste à trouver comment on va répondre à la problématique et l’expliquer dans un rapport.

Ce qui est cool, c’est la partie enquêteur où, on a une défaillance et il faut essayer de trouver la cause. Pour cela, on récupère tout le contexte et on mène l’enquête au laboratoire en effectuant des analyses au microscope ou avec d’autres moyens pour comprendre la cause de la défaillance.

Si on te suivait pendant une journée, quelle serait la chose la plus cool qu’on te verrait faire ?

Alors ce qui me plait le plus dans mon travail maintenant avec la partie pilote d’activité, c’est que, dans une même journée je peux être amené à réaliser une analyse de défaillance, une analyse au microscope ou autre au laboratoire matériaux qu’on est en train de mettre en place chez Testia; mais aussi à répondre à un appel d’offres avec un client ou aller auprès des équipes pour résoudre les problématiques du quotidien.

Les activités sont très variées. Le fait de combiner une partie technique et une partie relationnelle, c’est ce qui me plaît le plus.

Vous venez d’ouvrir un nouveau laboratoire à Toulouse, peux-tu nous expliquer ce que vous y faites ?

Oui, on est en train de mettre en place un laboratoire de caractérisation des matériaux à Toulouse. Pour le moment, on a acquis une binoculaire, un microscope optique et un microscope électronique à balayage. On a donc désormais un gros pôle “microscopie” avec du matériel de pointe.

L’idée, c’est de caractériser les matériaux et de faire des analyses microstructurales. Par exemple, on peut faire des mesures d’épaisseur de revêtement, caractériser des soudures et de nombreuses autres observations et analyses. On va également bientôt recevoir un moyen d’essais mécaniques en statique.

On a opté pour du matériel polyvalent pour pouvoir prendre une multitude d’analyses de charge et on va bientôt mettre en place un catalogue dans lequel on décrira toutes les analyses qu’on peut réaliser au laboratoire.

Qu’est-ce qui différencie ce laboratoire d’un autre ?

Le laboratoire est nouveau mais on a des équipes expérimentées, que ce soit dans la caractérisation de microstructures comme dans les essais mécaniques.

Je dirais que ce qui nous différencie c’est qu’on est pas un laboratoire industriel. On a à cœur d’être proche du client et de proposer des solutions sur mesure pour chaque analyse, le tout avec une réactivité la meilleure possible.

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui souhaiterait travailler avec vous ?

Pour la partie Matériaux et Procédés, je conseille de faire des études en lien avec les matériaux pour avoir un bon socle technique et comprendre les différents enjeux de ce métier.

Ensuite, s’il y a la possibilité de réaliser différents stages dans différents laboratoires pour emmagasiner de l’expérience en caractérisation des matériaux, c’est évidemment un plus.

Pour la partie CND, Testia est centre de formation et d’examen. Il y a donc la possibilité de passer des formations et des certifications sur le tas. Il y a aussi le lycée Airbus où, par exemple, à l’heure actuelle, on a un alternant dans l’équipe engineering.

Peux-tu nous donner un aperçu des équipements de votre nouveau laboratoire ?

On est équipé d’une binoculaire qui nous permet de faire les premières acquisitions à des grossissements allant de x2,5 à x100.
Cette binoculaire est équipée d’une caméra qui permet de capturer des photos afin de documenter les rapports techniques. Sachant qu’on a un statif assez grand pour pouvoir passer des pièces importantes.

Ensuite, on a un microscope optique droit. On a opté pour un microscope optique droit et pas inversé pour avoir une plus grande polyvalence. Ce microscope optique nous permet de faire tout un tas de caractérisations telles que de la mesure de taille de grain, de la mesure de couches. On peut faire des analyses de particules grâce à la caméra polarisée. Cela nous permet de faire tout un tas d’analyses plus poussées avec des objectifs allant d’un grandissement de x50 à x1000. Il est équipé également d’une platine complètement motorisée.

On a également investi dans un microscope électronique à balayage (MEB) conventionnel. Cela nous permet de faire des photos avec des grandissement très élevés pouvant aller jusqu’à x200 000. Cela nous permet de faire des analyses de type analyse de défaillance. On peut notamment analyser des poudres ou des particules.
Ce MEB est également équipé d’un détecteur EDX qui permet de faire de la micro analyse et donc de connaître la composition chimique des matériaux. Grâce à ce détecteur, on fait du semi quantitatif, on peut donc donner des plages de pourcentages des différents éléments présents dans la matière.

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Merci d’avoir pris le temps pour cette interview !


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